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Emily Blunt Daily
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Posted on avril 17, 2018 / by Amande / in Interview, Traduction

Comme annoncé précédemment, Emily fait l’une des couverture du magazine Variety et je vous propose de découvrir la traduction de son interview ci dessous.

Emily Blunt, nous parle du Retour de Mary Poppins, Sans un Bruit et Edge of Tomorrow 2

Emily Blunt a instantannément su que John Krasinski devait réaliser Sans un Bruit.

Dès que son mari lui a présenté le scénario, qui se base sur une famille qui lutte pour rester en vie dans un monde où des créatures mortelles traquent le moindre bruit, Emily l’a convaincu de se glisser derrière la caméra, mais également de jouer le rôle principal. Après avoir lu sa réécriture du script, elle s’est rendu compte que Sans un Bruit serait leur première collaboration à l’écran. Elle voulait jouer sa femme, une mère enceinte désespérément prête à tout pour garder ses enfants en sécurité dans un monde menaçant. Mais ça n’a pas été aussi simple.

“J’ai lu sa version du scénario et après avoir lui avoir conseillé d’appeler une de mes amies [pour le rôle] je lui ait dit “tu devrais probablement l’appeler”, se souvient-elle. “Je dois absolument jouer ce rôle”.

La critique a adoré le film, elle encense les frissons et les peurs qu’il suscite, et le public a suivi. Sans un bruit a dominé le box-office la semaine dernière, à un niveau impressionnant de 50 millions de dollars. Deux semaines avant la première du film, Emily a bravé la tempète pour s’assoir avec Variety à New York pour parler du film, de son prochain rôle dans Le Retour de Mary Poppins, et comment elle vit Hollywood au rythme du mouvement #MeToo.

➞ Pourquoi avez-vous voulu jouer ce rôle ?

Il représentait pour moi les peurs les plus profondes de la vie. Il avait quelque chose d’incroyablement proche de moi, en temps que mère de famille. J’ai peur d’être dans un monde brutal où je ne suis plus capable de protéger mes enfants.

➞ Aimez-vous les films d’horreurs ?

Je n’en ai jamais regardé. John a fait ses propres recherches. Il en a regardé tellement, alors que je n’en ai pas regardé un seul. J’ai vu récemment la plus grande partie de Get Out mais après j’ai paniqué et je n’ai pas pu le finir. J’ai adoré, mais ces films m’empêchent de dormir.

➞ Votre rôle ne comprend presque aucun dialogue. Quels sont les défis pour pour jouer ce genre de rôles ?

J’ai toujours bien ressenti les scènes silencieuses, et la sorte de dialogue intérieur qu’elles dégagent. Parfois on est amené à croire que c’est plus impressionant d’avoir un dialogue où les répliques fusent. Ce n’est pas forcément ce qui m’attire – beaucoup de dialogue. C’est plutôt l’espace entre les personnages.

Cette famille souffre d’une terrible perte. Ils ont vraiment besoin de communiquer mais ils ne peuvent pas. Il y a tellement d’éléments entre le regret, le besoin de se faire pardonner, la colère le manque et l’amour. Les personnages ont tant besoin les uns des autre. Ils n’ont pas été capable de résoudre quoique ce soit puisqu’ils ne peuvent pas parler.

➞ Étiez-vous inquiète d’être dirigée par votre mari ?

John et moi nous sommes assez protecteurs des projets qu’on fait ensemble. On nous a demandé de faire plein de choses ensemble, mais ça ne convenait jamais parfaitement. On cherchait quelque chose avec un concept ou une idée plus large que le simple fait qu’on soit mariés. Les gens ont saisi Sans un bruit comme une expérience et un film et seulement ensuite peuvent dire “Au fait, ils sont aussi mariés”. C’est tout ce que je voulais. Je ne voulais pas que notre mariage cache l’énorme travail de réalisation de John. On ne sait pas ce que c’est de travailler l’un avec l’autre. Nous entendons toujours parler du travail de l’autre, mais en tant que soutien. C’était hyper collaboratif et excitant, parce qu’on a pas besoin d’une forme de diplomatie quand il faut vraiment se dire les choses sur ce qui marche ou ne marche pas. Je pense que je ne me suis jamais autant sentie mise en valeur en tant que personnage que ce qu’il m’a fait ressentir. On avait cette confiance.

➞ Est-ce que vous avez par moments cru que vous ne pouviez pas prendre de pause de travail ? Est-ce que vous avez essayé de fixer certaines règles comme par exemple de ne pas parler tournage à la maison ?

Non vous en parlez forcément à la maison. On conduisait ensemble à la maison, on écoutait de la musique, buvait du whisky. C’est comme ça qu’on a vécu le tournége de Sans un Bruit.

➞ Pourquoi vous n’aimiez pas les projets qu’on vous proposait de faire avec John avant Sans un Bruit ?

C’étaient des comédies romantiques sympathiques. Ce qui est sympa dans les comédies romantiques c’est de voir deux personnes se rencontrer. Tout le monde sait déjà qu’on est mariés, alors personne ne va accrocher à ça. C’était toujours trop gentillet ou où prévisible.

➞ Est-ce que vous envisagez de faire d’autres films ensemble ?

On ne cherche pas forcément à en faire d’autres, mais si il souhaite diriger une nouvelle fois je lui demanderai si il peut me laisser une petite place pour moi.

➞ Vous suivez l’actualité à propos des guerres, du terrorisme, des tueries dans les écoles, et beaucoup de choses effrayantes. Qu’est-ce que ça fait d’élever ses enfants dans cette atmosphère ?

Parfois ça fait vraiment peur. A Brooklyn, là où on vit, c’est un lieu sûr et agréable. C’est un milieu cosmopolite assez divers où on sent l’ajout d’un petit quelque chose chaque jour. Il y a beaucoup de pression au moment où on doit expliquer aux enfants. Le monde est si fragile et si brutal. Mes enfants sont encore jeunes (4 ans et 20 mois), je pense qu’expliquer les choses va être de plus en plus difficile à mesure qu’ils se rendront compte de tout.

➞ Qu’est ce qui vous a amené au Retour de Mary Poppins ?

Rob Marshall (le réalisateur), m’a appelé il y a quelques années et m’avait pitché l’idée. Le scénario n’avait pas été écrit et ils n’avaient pas non plus écrit les chansons, ils essayaient juste de construire une histoire. Il m’a expliqué que ça devait beaucoup plus ressembler aux livres. Ca se passe pendant les années 30 et la Grande Dépression, donc au même moment où P.L. Travers l’écrit. L’idée était d’avoir un fond sombre dans lequel l’espoir peut renaître du ciel. J’ai adoré l’idée et j’adore et crois beaucoup en ce film.

Ce qu’il a fait pour moi est énorme. Avoir quelqu’un comme Julie Andrews, qui est si emblématique, et jouer Mary Poppins, qui est également emblématique, j’ai ressenti un énorme poids sur mon dos. Mais Rob m’a fait ressentir les choses de façon intime et m’a encouragé, alors j’ai pu me faire ma propre version d’elle. Je n’ai pas vu l’original pendant tout le tournage. J’avais un souvenir assez flou du film dans ma mémoire de quand j’étais enfant, mais je n’ai pas voulu me distraire de la formidable version de Julie. J’ai seulement lu le livre. C’est mon interprétation de Mary Poppins.

➞ Avez vous cherché à entrer en contact avec Julie Andrews ?

Non, mais Rob m’a dit qu’elle était très excitée et qu’elle nous encourageait. J’espère qu’elle viendra à la première. Je pense que Rob va lui montrer le film à un moment donné.

➞ Quelle est votre interprétation du personnage ?

Elle est vraiment excentrique dans le livre. Elle est un peu folle, vaniteuse et impolie. Et elle m’a fait beaucoup rire ! C’est compliqué de résumer exactement mon interprétation, mais dans tous les cas c’est ce qui m’a marqué dans les pages ce livre.

➞ Comment ça a été de travailler avec Lin-Manuel Miranda ?

C’est vraiment son monde. Il se transcende dans ce milieu-là. Il a un charisme très communicatif.

➞ Est-ce qu’il s’agit d’une grosse production de comédie musicale ?

On a répété pendant 8 semaines, ce qui est inouï ! C’est comme ça que Rob travaille. Quand vous arrivez vous vous sentez très à l’aise, parce qu’il dirige comme une pièce de théâtre pour voir comment les scènes marchent et grésillent. On a répété les grandes scènes de danse et poursuivi avec deux semaines et demi de pré-enregistrement avant de commencer le tournage. En tout, cela a pris un an.

Quand j’ai vu Cherry Tree Lane pour la première fois ça a été irrésistible. Malgré le fait que le premier film a été incroyable, j’espère que celui-ci saura trouver sa propre place. C’est magique, mais aussi terre à terre. Il y a une si belle histoire derrière.

➞ Que pensez-vous des mouvements #MeToo et Time’s up et leur impact sur Hollywood ?

Je n’ai pas envie de rajouter quoi que ce soit à ce qui a déjà été dit. J’espère simplement aux bouts du compte que les voix seront entendues et qu’elles seront suivies par des actes.

➞ Est-ce que vous remarquez déjà des changements ?

Oui, quand il s’agit de signer un contrat on se bat pour tout ce que nos collègues masculins obtiennent. Ca concerne le salaire, les vols, l’hébergement,… On ressent tous avoir cette opportunité de ne pas être réticent à l’idée d’être ambitieuse. Reconquérir ce mot en lui donnant un sens positif parce qu’il avait une connotation écœurante, désagréable. Il est vu comme un signe de puissance pour les hommes, mais il est désapprouvé pour les femmes. Vous pouvez être exigeante pour signer un contrat pour vous-même sans être considérée comme difficile.

➞ Les écarts de salaire sont-ils une forme de sexisme de la part des studios ?

Oui c’est du sexisme de leur part. Les gens ont tendance à balancer des chiffres sur quel genre de film est rentable. Il y avait cette idée qu’un film ne peut pas faire de l’argent à moins qu’il est un homme au centre du film. C’est rapidement devenu un simple mythe quand on regarde Wonder Woman, Mes meilleures amies, Le Diable s’habille en Prada.

➞ Frances McDormand a plaidé pour l’ajout d’une clause d’inclusion aux contrats dans son discours aux Oscars pour inciter les productions à faire un effort pour engager davantage de femmes et de minorités. Est-ce que c’est quelque chose que vous aimeriez inclure dans vos contrats ?

C’est drôle, parce que je me rend compte que je n’aime pas trop parler de ce que je veux et de ce qu’il y a dans mon contrat parce que c’est assez intime aussi, mais je pense que c’est une idée intéressante.

➞ Est-ce que vous seriez intéressée par un film de super-héros ?

Pas spécialement.

➞ Est-ce que vous aimez les rôles d’action comme Edge of Tomorrow ?

Oui, même si c’est quand même dur. J’ai eu deux enfants depuis Edge of Tomorrow. Je pense que ça sera une approche assez différente pour mettre en forme une suite, mais je pense qu’à un moment donné ils voudront faire une suite.

Je pense que c’est important de voir des filles tout déchirer. Si on m’invite à faire ça, je continuerai à le faire.

17 avril 2018 | Traduction par Michel Beaughon pour EMILY BLUNT DAILY ©





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